DECLARATIONS DU PORTE-PAROLE - POINT DE PRESSE DU 12 JANVIER 2007

(Un quotidien libanais a cité le nom de la France, parmi les dix pays qui n’ont pas coopéré à l’enquête de la Commission Brammertz. Que répondez-vous ?)
Je n’ai pas de commentaire à ce sujet. Nous avons pleinement coopéré avec la Commission. Je ne vois pas d’où peut venir cette information.
(Peut-on avoir des détails sur la réunion préparatoire de Paris III qui vient d’avoir lieu ?)
Nous avons le sentiment que cette réunion s’est bien déroulée. D’abord, elle a permis aux ministres libanais qui étaient présents, ainsi qu’au gouverneur de la Banque centrale de présenter le programme de réformes qui a été adopté par le Conseil des ministres libanais. Ce programme a été très bien accueilli par les participants qui l’ont jugé ambitieux, solide et de bonne qualité. Sur la base de ce programme, chacun des participants, c’est-à-dire à la fois les Etats, les institutions financières internationales et les organisations internationales, va examiner le soutien qu’il pourra apporter au Liban et préciser les modalités de ce soutien. Nous avons le sentiment que le niveau de participation pour ce qui est de cette réunion-ci était de très bonne qualité et nous sommes donc très confiants dans le niveau de participation à la conférence elle-même.
Nous avons également le sentiment que la communauté internationale paraît bien mobilisée par cette conférence et semble disposée à apporter un vrai soutien au Liban. Nous allons donc continuer à travailler durant les quelques jours qui nous séparent encore de cette conférence pour que celle-ci soit un vrai succès.
(Concernant les participants, combien de ministres seront présents ? Est-ce que ce seront les ministres des Finances qui seront présents ?)
Si des chefs d’Etat et de gouvernement veulent venir, ils seront les bienvenus. Mais, généralement, ce seront les ministres des Affaires étrangères ou des Finances. Les premiers retours que nous avons vont dans ce sens. Nous sommes confiants.
(On a parlé d’un soutien conditionné pour une aide au Liban, peut-on avoir des détails concernant cette conditionnalité ?)
Ce n’est pas forcément le terme que j’utiliserai. Il y a un soutien qui tient compte du programme de réformes qui a été présenté par les autorités libanaises. C’est plutôt comme cela que nous présentons les choses.
(Nous avions abordé ici le problème il y a quelques mois puisqu’il y avait eu des problèmes avec d’autres conférences concernant l’utilisation de fonds ou la mise en place des programmes et, à l’époque, la France voulait plus de transparence dans l’utilisation des fonds donnés par la communauté internationale. Ceci tient-il toujours ?)
Oui, l’important, comme je le rappelais, est le programme de réformes. Ensuite, il y aura toutes les questions concernant les engagements eux-mêmes et leur mise en oeuvre. Bien entendu, la communauté internationale sera très vigilante sur la façon dont ces engagements se traduiront et les conditions dans lesquelles les fonds seront engagés.

Dernière modification : 24/01/2007

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