DECLARATIONS DU PORTE-PAROLE - POINT DE PRESSE DU 19 JANVIER 2007

(Le président Chirac s’est engagé personnellement auprès des différents participants à la conférence Paris III pour que le niveau de participation à cette conférence soit élevé. Avez-vous une idée sur le niveau de participation de chaque pays dans cette conférence ? S’agissant des Etats-Unis, la présence de Mme Rice est-elle confirmée ?)

Sur la conférence elle-même, comme vous le dites, le président de la République s’est personnellement engagé dans l’organisation de cette conférence et il va la présider le 25 janvier de bout en bout.

C’est donc le président de la République, assisté du ministre des Affaires étrangères et du ministre des Finances, qui présidera cette conférence du début jusqu’à la fin.

Il a écrit à ses homologues pour leur demander ou d’être présent, ou d’être représenté par leur ministre des Affaires étrangères et/ou par leur ministre des Finances. Et les indications que nous avons, mais je n’ai pas encore un pointage tout à fait définitif, nous laisse supposer qu’il y aura une très bonne présence ministérielle à cette conférence.
Pour les Etats-Unis, ce n’est pas à moi d’annoncer ou non la présence de Mme Rice, mais il m’a semblé voir des déclarations américaines allant plutôt dans le sens de sa participation à cette conférence du 25 janvier.

Mais il n’y a pas que les Etats-Unis, fussent-t-il un pays important. Il y a d’autres pays qui devraient eux aussi être représentés à niveau ministériel. Il y a aussi M. Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations unies, qui devrait être présent à cette conférence de Paris le 25 janvier.

(Et pour la participation du Liban ?)

Là aussi , je crois qu’il faut laisser les Libanais annoncer eux-mêmes la composition de leur délégation. Je crois qu’il est prévu que M. Siniora, le Premier ministre, soit présent, accompagné d’un certain nombre de ministres.

(Mais l’invitation, émanant d’un chef d’Etat, a qui a-t-elle été envoyée ?)

Nous avons travaillé depuis le début sur cette conférence avec M. Siniora et avec son gouvernement. Honnêtement, je crois qu’il n’est pas utile de revenir sur ce genre de choses. Ce qu’il faut maintenant, c’est vraiment travailler pour le succès de cette conférence sans retomber dans des querelles qui n’ont qu’un intérêt assez secondaire.

(La presse annonce des rencontres ou d’éventuels contacts dans la perspective de cette conférence. Peut-on avoir une idée de ces contacts ?)

Pour ce qui est du président, je ne connais pas son programme. Pour cela, je vous renvoie sur l’Elysée. Mais le président de la République prépare cette conférence et a sans doute un certain nombre de contacts téléphoniques pour la préparer. Le ministre aussi. Le ministre s’est rendu en Egypte, en Arabie Saoudite et évidemment, si nécessaire, il peut aussi appeler tel ou tel de ses homologues. Mais je n’ai pas plus de détails.

(Et durant la conférence ?)

Durant la conférence elle-même, comme d’habitude, il y aura sans doute beaucoup de contacts bilatéraux, mais je n’en ai pas la liste et je ne sais pas d’ailleurs si on la donnera, car ce sont des choses souvent très informelles qui vont se faire dans les couloirs du centre de conférences.

(Pouvez-vous nous donner la liste des pays de la région qui ont été invités ?)

Nous vous donnerons un dossier de presse au moment de la conférence elle-même. Pour le Proche-Orient, il y a la Jordanie, le Qatar, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Egypte, Oman, les Emirats arabes unis et Bahreïn. Je comprends également que la Ligue arabe a été invitée.

(Ce sont les pays avec lesquels Condoleezza Rice vient de se réunir, cela s’appelle maintenant les Six plus deux, n’est-ce pas ?)

Je ne pense pas que cela ait été le critère de choix.

(L’Iran a-t-il été convié ?)

Pas à ma connaissance.

(Vous avez parlé d’une présentation pour la presse, pouvez-vous nous donner une date ?)

L’intention du porte-parole de l’Elysée était de faire cela dans les jours précédant immédiatement la conférence.

(M. Ban Ki Moon a fait une annonce hier concernant le tribunal international dans laquelle il a dit être déçu que le projet du tribunal international ne soit pas encore retourné aux Nations unies. Quelle est votre position là-dessus ?)

Déçus, je ne sais pas, mais nous souhaitons qu’il puisse retourner aux Nations unies et qu’il puisse être définitivement approuvé.

Il est normal que le secrétaire des Nations unies souhaite que ce tribunal soit mis en place et souhaite que le statut soit approuvé le plus vite possible.

(Il y a quelques jours, le président du Parlement libanais a critiqué l’action de l’ambassadeur de France au Liban en l’accusant d’interférer dans les affaires intérieures du Liban. Or, hier, il a reçu M. Emié et il a fait l’éloge de l’action de la France. Que s’est-il passé entre les deux déclarations pour qu’il y ait ce changement d’attitude ?)

La deuxième déclaration est meilleure que la première. Cela montre sans doute qu’il y avait un malentendu qui a dû être levé.

(D’autres pays arabes, comme les pays du Maghreb par exemple, pourraient-ils être invités ?)

Pour l’instant, je ne les vois pas dans la liste. Encore une fois, c’est une liste qui n’est pas complètement figée, qui tient compte de ce qu’avait été la participation aux précédentes conférences de Paris I et Paris II et qui a pris en compte les souhaits manifestés par les pays concernés.
Après la conférence, nous tiendrons tous nos partenaires informés du résultat.

(La Ligue arabe pourra-t-elle en rendre compte aux autres pays arabes ?)

Oui, si M. Amr Moussa vient, il pourra aussi en rendre compte.

Dernière modification : 25/01/2007

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