Convention d’appui institutionnel et d’assistance technique, (28/11/2007)

« Monsieur le Président du CDR,
Monsieur le Directeur général des antiquités
Monsieur le Directeur de l’Agence française de développement,
Mesdames, Messieurs,

Je souhaiterais tout d’abord dire que je suis très heureux, Monsieur le Président, de signer avec vous cette convention par laquelle l’Agence française de développement met à la disposition de la Direction générale des antiquités du Ministère de la Culture, une somme de 500.000 euros pour financer un certain nombre d’actions :
dans le domaine de la formation des personnels aux méthodes modernes d’archéologie et de muséologie,
pour financer un petit équipement aux bénéfices de la direction générale des antiquités,
pour financer la mise à disposition de votre Direction générale, Monsieur le directeur général, une assistance technique, sous la forme de la mise à disposition d’un coordonnateur de projet pour une période de trois ans.

Ce financement, qui sera mis en place par l’Agence française de développement, vient en complément des appuis que la France apporte déjà par ailleurs au Liban dans le domaine de la préservation de son patrimoine archéologique. Ce patrimoine a, comme nous le savons les uns et les autres, beaucoup souffert des turbulences politiques de la guerre civile mais aussi des turbulences politiques que votre pays a connues au cours des dernières décennies. Il est important de le protéger, de le préserver et de le valoriser.

Je suis conscient, Monsieur le Président, que cette convention pourrait paraître un peu en décalage avec les préoccupations du moment. Mais je crois que ce serait une erreur de raisonner comme cela. Je pense d’abord que la question de la préservation du patrimoine d’un pays n’est pas une question futile. Je crois au contraire que le patrimoine, c’est la mémoire et que le préserver c’est rattacher le présent au passé. C’est donc renforcer le sentiment d’appartenance des hommes et des femmes d’aujourd’hui à un passé commun et c’est renforcer le sentiment d’identité, le sentiment qu’il existe, entre ces hommes et ces femmes d’aujourd’hui, un avenir commun. Et puis, d’autre part, il y a quelque fois les incertitudes du moment. Peut-être précisément qu’en raison des incertitudes du moment, il est d’autant plus important de réaffirmer, par la signature de convention telle que celle que nous venons de signer aujourd’hui, que la relation entre la France et le Liban s’inscrit dans la durée. Et je crois qu’il est important, particulièrement dans les circonstances présentes, et compte tenu des difficultés que votre pays traverse actuellement, de montrer que la France est aux côtés du Liban et qu’elle agit concrètement en sa faveur dans des domaines qui sont importants pour l’avenir de votre pays. Celui qui est concerné plus exactement par la convention que nous venons de signer aujourd’hui est particulièrement important puisque, encore une fois, je disais que la préservation du patrimoine archéologique c’est la mémoire, mais c’est aussi un domaine qui est important sur le plan économique. Le Liban est connu dans le monde entier pour son histoire, pour son passé et ce patrimoine peut être valorisé sur le plan économique et touristique. Je vous remercie.

Dernière modification : 08/01/2008

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