Conférence de Mounir Corm "Pour une IIIe république libanaise, étude critique pour sortir de Taëf"

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L’Institut français du Proche-Orient a reçu le 10 avril 2012 Mounir Corm pour une conférence sur son ouvrage Pour une IIIe république libanaise, étude critique pour sortir de Taëf, publié aux Editions L’Harmattan.

Les accords de Taëf promulgués en 1990 avaient pour principal objectif de supprimer le confessionnalisme politique au sein des institutions libanaises.

Force est de constater que la réalité a évolué bien autrement depuis. On assiste à un délitement des institutions, dû selon l’auteur à une interprétation et à une pratique politique communautariste de ces accords.
Pour illustrer « l’esprit de Taëf », l’auteur a présenté plusieurs principes inscrits dans la Constitution et a montré l’écart existant entre le texte et la réalité. Le principe d’égalité des citoyens devant la loi est bafoué par la communautarisation de la vie politique : l’appartenance à une confession prime sur la compétence dans l’accès aux emplois publics.

Un consensus minimal dans les domaines régaliens étant nécessaire, Mounir Corm propose plusieurs orientations :
- la mise en place d’un régime de type présidentiel, où président et vice-président, aux prérogatives étendues, verraient leur pouvoir contrebalancé par un Parlement doté de pouvoirs forts.
- l’adoption du scrutin proportionnel pour le Parlement permettrait de dégager de fortes majorités et l’adoption du suffrage direct pour le président de la République donnerait à ce dernier la légitimité nécessaire.

Au cours du débat, le processus de décentralisation a été mis en avant comme facteur potentiel de consolidation des institutions politiques au Liban.

Dernière modification : 11/04/2012

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