Commémoration du 11 novembre

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Le mardi 11 novembre 2014, à la Résidence des pins, S.E.M. Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban, a présidé la cérémonie de commémoration de l’Armistice du 11 Novembre 1918, mettant fin à la Première guerre mondiale. En cette année 2014, cette cérémonie a également marqué le Centenaire du début de cette guerre.

Cette guerre commencée en Europe, dépassa très vite les frontières de l’Europe pour devenir une guerre mondiale. Ainsi, le Proche-Orient fut lui aussi victime des ravages de cette guerre : au cours de l’été 1917, fut créé le Détachement français de Palestine et de Syrie. Comptant 7000 soldats, parmi lesquels beaucoup de volontaires locaux, ce détachement fut inséré aux forces britanniques de l’Egyptian Expeditionary Force et prit part à la campagne du Levant à l’automne 1918, campagne qu’il termina au Liban, avec son entrée dans Beyrouth le 7 octobre 1918. Les populations libanaises payèrent un lourd tribut au cours de cette guerre, en particulier à cause de la famine meurtrière qui frappa le Liban entre 1915 et 1918.

1914, 2014…Cent ans, c’est long, cent ans, c’est loin…Mais le temps ne doit pas nous faire perdre la mémoire et oublier les leçons de ces épreuves effroyables et inhumaines. N’oublions pas les leçons écrites avec le sang de ces millions de morts, civils et militaires. Ces leçons nous apprennent que face aux plus grands périls, une nation ne peut lutter, résister, survivre et vaincre que si toutes ses forces sont rassemblées et unies, pour faire front commun en oubliant les intérêts particuliers, en oublier les intérêts partisans. Ces leçons nous apprennent aussi que la paix passe par le pardon et la réconciliation, même entre des nations qui se sont atrocement déchirées : Patrice Paoli a ainsi rappelé le souvenir d’Helmut Kohl et François Mitterrand, en 1984, se recueillant main dans la main face au champ de bataille de Verdun, symbole d’une Europe en paix, réunie et reconstruite, après avoir été une Europe en guerre, divisée et détruite.

Ces leçons nous apprennent aussi que la paix est notre bien le plus précieux et qu’il doit être défendu tous les jours, dans un monde où, comme le montrent les événements actuels en Europe et au Proche-Orient, le retour de la guerre est toujours possible. Au cours de cette cérémonie, de jeunes écoliers, libanais et français, venus des lycées français du Liban, ont lu des poèmes de « Poilus » racontant leur guerre et leurs souffrances. En rendant hommage à cette génération sacrifiée, ces jeunes accomplissent le devoir de mémoire pour leurs anciens, mais, aussi, en gardant la mémoire de ces sacrifices effroyables, ces jeunes combattent aujourd’hui pour défendre la paix et préserver l’avenir.

Dans cette défense de la paix, la France est solidaire et aux côtés du Liban. l’ambassadeur a rendu hommage aux services de sécurité libanais, en particulier aux Forces armées libanaises et à leur commandant en chef, représenté lors de cette cérémonie par le général Hassan Yacine, et a salué la mémoire des soldats et policiers tombés au cours des derniers mois pour protéger la paix et la population libanaises. Il a aussi rendu hommage aux victimes des attentats terroristes qui ont frappé le Liban au cours de l’année écoulée.

La solidarité de la France au service de la paix au Liban est illustrée par les quelque 850 soldats français insérés au sein de la FINUL. Ainsi lors de cette cérémonie, étaient présents le général français Éric Hautecloque-Raysz, chef d’état-major de la FINUL, et un détachement de soldats français de la « Force commander reserve », commandée par le colonel Benoît Aumonnier. Le général Hautecloque-Raysz a décoré plusieurs soldats français au cours de la cérémonie, récompensés pour leur bravoure lors d’opérations en République centre-africaine.

Cette cérémonie s’est terminée par un cocktail offert par l’Ambassadeur dans les salons de la Résidence des pins. A cette occasion, la France a tenu à récompenser solennellement plusieurs généraux et officiers supérieurs libanais, ainsi que deux citoyens libanais, auxquels ont été décernés des décorations françaises, pour leurs éminents services sous le drapeau français et pour leurs éminents services rendus à la coopération de défense et de sécurité entre nos deux pays.
Parmi eux, Monsieur Georges Abou Badra, ancien des Forces françaises libres, a été fait officier dans l’Ordre national du mérite, pour sa bravoure lors des combats auxquels il a participé pour libérer la France, au sein de la glorieuse 2° Division Blindée, entre août 1944 et avril 1945, date à laquelle il fut grièvement blessé lors d’une reconnaissance à la frontière allemande, sur les berges du Rhin.

Etait également décoré de la médaille de la sécurité intérieure, le commandant des Forces armées libanaises Nizar Daou, chef de l’unité de déminage de l’Aéroport international de Beyrouth, qui, en mars 2012, alors qu’il se trouvait en stage avec l’unité de déminage de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crise de Toulouse, a activement et directement participé aux opérations de déminage lors de l’affaire du terroriste Mohammed Merah, en assistance des policiers du RAID et de l’unité de déminage de la sécurité civile./.

Dernière modification : 19/11/2014

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