Allocution prononcée à la réception de la communauté française à Saïda - 16 avril 2013

Madame la Ministre,
Mesdames et Messieurs,
Mes chers compatriotes,
Chers amis,

C’est un plaisir de vous recevoir aujourd’hui, en présence de mes collaborateurs, de et notamment du Consul, Sylvain Riquier, et de la directrice de l’Institut français de Saïda, Laetitia Barbe, dans votre région, et tout particulièrement de vous recevoir au Khan el Franj.

J’ai souhaité effectuer cette visite officielle à Saïda, pour rencontrer un certain nombre d’acteurs sidoniens, mais aussi pour faire votre connaissance et vous écouter.

Je me suis entretenu ce matin avec M. Nicolas Abou Zahr, administrateur du Liban-Sud, et S.E. M. Mohammed al-Saoudi, Président de la municipalité de Saïda. J’ai également rencontré le cheikh Salim Sousan, mufti de Saïda.

J’ai aussi eu le plaisir de revoir Madame Bahia Hariri, députée de Saïda, et de discuter longuement avec elle. Je tiens à la remercier de sa présence ce soir et de son accueil pour lé déjeuner.

Cette visite visait également à aborder les questions humanitaires, culturelles et éducatives propres à Saïda. J’ai visité un centre d’hébergement collectif qui reçoit le soutien de l’ONG Première Urgence-Aide médicale internationale, ainsi que l’école maternelle francophone « le Rocher » gérée par l’UNRWA. Je me suis entretenu avec M. Ali Ismail, président de l’IUT de l’Université libanaise de Saïda, puis j’ai rencontré l’équipe de l’Institut français de Saïda.
Au cours de ces entretiens, riches et variés, j’ai souligné auprès de tous mes interlocuteurs la volonté de la France d’entretenir une présence active dans cette région et d’y poursuivre et d’y développer notre coopération.

Un domaine dans lequel la France demeure très engagée est celui de la culture et de l’enseignement, domaines essentiels de promotion de la francophonie dans cette région.

Le Sud Liban et notamment Saïda sont historiquement moins francophones que d’autres régions du pays.

Je tiens à souligner et à saluer l’action de l’Institut français, situé au cœur de la ville, et qui met à la disposition de tous une médiathèque très riche et constamment actualisée, qui propose des cours de langue et des activités culturelles diversifiées. Il accueille chaque année plusieurs milliers d’enfants des écoles et des lycées, d’étudiants, de jeunes socioprofessionnels, de professions libérales et d’enseignants. Laetitia Barbe, avec talent et dynamisme, anime une équipe performante que je remercie chaleureusement.

Je veux saluer également le rôle actif de l’antenne de l’Université libanaise et de l’université de Saint-Joseph qui contribuent à faire du français une langue pratiquée dans la région de Saïda. Je pense aussi bien sûr à l’IUT de Saïda, dont j’ai eu l’honneur de rencontrer le président, M. Ali Ismail.

Troisième agglomération du pays, capitale du Sud Liban, Saïda est une cité particulièrement vivante. Elle possède un riche patrimoine dont la diversité - architecture religieuse, mameluk et croisée - atteste des rencontres et des métissages de l’histoire du Liban.

Le Khan el Franj, construit au XVIIe siècle à la demande de l’émir Fakhreddine pour développer le commerce avec l’Occident en permettant l’accueil de soyeux de la région de Marseille, symbolise les liens anciens d’amitiés entre la France et le Liban, entre la France et la ville de Saïda.

Ces liens perdurent. Le Khan accueille, régulièrement depuis 2009, de nombreux spectacles organisés par l’Institut français de Saïda, en partenariat avec la Fondation Hariri. Ainsi, pendant le mois de la francophonie, vous avez pu découvrir l’exposition de photographies « Bienvenue en Libania, au cœur de nos forêts », de Melkan Bassil, et porter un regard nouveau sur la nature du Liban. Vous pourrez venir entendre la semaine prochaine, ici même, un « Dialogue poétique entre les deux rives de la Méditerranée ».

Je me réjouis de ce partenariat très dynamique entre la Fondation Hariri et l’Institut français, que je souhaite voir perdurer.

Je sais que parmi vous se trouvent aussi nombre de Français investis dans l’action culturelle, sociale et de bienfaisance au sein d’associations françaises de l’étranger. Permettez-moi de vous féliciter du travail que vous menez en faveur de nos compatriotes, de Saïda et du Sud Liban.

Avant de terminer mon propos et de pouvoir dialoguer avec vous, je tiens à vous réaffirmer l’entière disponibilité des services de cette ambassade et du consulat général, pour vous aider à résoudre les difficultés auxquelles vous pourriez être confrontés.

A l’occasion de cette visite j’ai vu combien la présence française était vivante et dynamique. Je vous remercie de votre contribution active au service de la présence de notre pays dans cette région, et au service des liens d’amitié entre la France et le Liban.

Dernière modification : 20/06/2013

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