Allocution prononcée à l’occasion du 4ème congrès de l’AHJUCAF (Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français) 13 mars 2013

Monsieur le Ministre de la Justice, M. Chakib Cortbawi,
Monsieur le Président Ghaleb Ghanem, Président de l’AHJUCAF,
Monsieur Jean-Louis Gillet, Secrétaire général de l’AHJUCAF,
Monsieur Michel Carrié, Représentant du Secrétaire général de la francophonie, M. Abdou Diouf,
Madame Fadia Kiwan, Représentante personnelle du Président de la République pour la Francophonie,
Mesdames et Messieurs les présidents, vice-présidents, présidents de chambre et secrétaires généraux des hautes juridictions,
Mesdames et Messieurs, chers amis,

Je suis très heureux de vous accueillir à la Résidence des pins, à l’occasion du 4ème congrès mondial de l’Association des Hautes Juridictions de Cassation des pays ayant en partage l’Usage du Français (AHJUCAF).

Je vous rassure tout de suite, je ne vous imposerai pas de long discours. Cette soirée est placée sous le signe de la détente et de l’amitié. Je voudrais simplement vous dire combien le rôle de l’AHJUCAF me paraît important. Elle incarne, mieux qu’aucune autre organisation, la promotion de l’Etat de droit et des principes qui fondent la démocratie. Elle s’est constituée, dès sa création, en un réseau mondial qui a une légitimité reconnue et une véritable audience.

Sa légitimité, elle la tient du nombre d’Etats qui y sont représentés, cinquante, répartis sur tous les continents. Elle la tient aussi de la qualité des institutions représentées, de leur compétence, de leur impartialité, de leur prestige.

Son audience découle du réseau de solidarités qu’elle a su construire au service de la justice et de la démocratie. Son congrès est devenu une tribune écoutée et respectée. J’en veux pour preuve le nombre et la qualité des participants et des intervenants à ce congrès.

Mesdames et Messieurs, vous êtes les garants de l’indépendance de la magistrature et de son corollaire, l’éthique des juges. A ce titre, vos travaux centrés sur la déontologie ne manqueront pas d’intéresser les opinions publiques.

L’AHJUCAF a été créée, en 2001, avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie. Les valeurs que vous avez pour mission de promouvoir sont aussi celles que défend la francophonie institutionnelle. Par la communauté de valeurs, par la communauté de langue, par la proximité des sources juridiques auxquelles se référent vos droits nationaux, vous arrivez à vous coordonner et à faire entendre une voix unique, malgré la diversité des lois, des normes et des systèmes judiciaires de vos différents pays.

Vous ne pouviez choisir, pour ce Congrès, ni date plus appropriée, le mois de mars étant celui de la francophonie, ni meilleur pays d’accueil – pour la francophonie et pour l’objet de cette réunion : le Liban est, en effet, depuis l’antiquité romaine, un pays de grande tradition juridique. Il a toujours maintenu la prééminence de la règle de droit et, lorsque les drames de son histoire récente l’ont contraint à s’en éloigner, il l’a chaque fois rétablie.

J’ajouterai, en guise de conclusion, un mot touchant à la coopération bilatérale franco-libanaise. Je souhaite que ce Congrès soit l’occasion d’approfondir les échanges entre nos deux Cours de cassation. Un accord pourrait être préparé, en marge du Congrès, pour formaliser ce partenariat. Sachez que je suis disponible pour engager les services de l’ambassade dans un tel projet.

Mesdames, Messieurs, je souhaite à vos travaux plein succès, aux recommandations que vous formulerez la plus large audience.

Je laisse la parole à M. le Représentant du Premier président Lamanda, M. Daniel Tardif et à M. le Président de l’AHJUCAF, Ghaleb Ghanem.

Je vous remercie.

Dernière modification : 20/06/2013

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