Allocution pour la « Rencontre de la Résidence des Pins » avec M. Alain Juppé - 16 juillet 2013

Messieurs les Ministres,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Nous sommes très heureux, Annie et moi, de vous accueillir ce soir pour une nouvelle « Rencontre de la Résidence des Pins », organisée avec le soutien de la Banque Libano-française, dont je salue la présence et la fidélité.

Depuis 2011, nous avons organisé ensemble 9 « Rencontres de la Résidence des pins », mais celle d’aujourd’hui a pour moi une importance et une saveur particulières.

D’abord, parce que nous avons l’honneur de compter parmi nous l’une des personnalités politiques françaises les plus respectées, M. Alain Juppé, un homme de vision, un homme de culture, un homme d’engagement, que nous sommes fiers et heureux d’accueillir à Beyrouth.

Monsieur le ministre, Cher Alain Juppé, merci d’être ce soir avec nous.

Ensuite, parce que j’ai eu la chance, avant mon arrivée au Liban, de travailler sous l’autorité d’Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères, et à ses côtés, dans mes fonctions de Directeur d’Afrique du Nord et du Moyen Orient au Quai d’Orsay, pendant un peu plus d’un an.

Je garde de cette expérience un souvenir très fort, à une période historique où la diplomatie française était particulièrement attendue dans toute la région, où il était essentiel de définir un cap politique clair et de faire preuve d’imagination et d’ouverture dans un paysage en pleine mutation.

Je garde précieusement en mémoire le souvenir d’un Ministre à l’autorité naturelle, ferme dans ses convictions et ses décisions, mais aussi à l’écoute, attentif aux propositions et aux conditions de travail de ses équipes, accessible et chaleureux.

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous raconter tous mes souvenirs de diplomate – après tout, vous n’êtes pas venus pour m’écouter mais pour écouter Monsieur Alain Juppé ! Mais je voudrais partager avec vous une anecdote qui m’avait particulièrement marqué.

Alors que nous étions dans un avion, de retour de Libye ou d’un autre pays de la région, nous étions tous fatigués (sauf le ministre qui est par définition inaccessible à la fatigue et autres maux triviaux). Le vol de retour étant un moment de relaxation, l’ambiance était très calme. Puis dans la conversation, quelqu’un a mentionné les récents aménagements de la ville de Bordeaux. Eh là ! Immédiatement, le ministre s’est redressé, plutôt le général Juppé évoquant la reconquête de la Garonne, expliquant ses projets pour sa ville, avec une passion et un enthousiasme communicatifs, dessinant sur le dos des notes du dossier des plans de la ville. En fait, je me souviens parfaitement de ce vol, nous revenions du Caire, c’était le 6 mars 2011, c’était mon premier déplacement avec Alain Juppé et c’est moi qui avais évoqué les projets de développement de Bordeaux à la suite de la lecture d’un article du journal Le Monde qui lui était consacré.

Je suis donc ravi de l’écouter à nouveau nous parler de sa ville, d’autant que le Liban – auquel il a été toujours été très attaché – reste central dans ses projets, avec l’implication notamment du Cabinet d’architecture-urbanisme de Youssef Tohmé dans le futur quartier de Bastide-Brazza.

Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je ne serai pas plus long. Je vous souhaite une belle « Rencontre ». Vous savez que vous pourrez, après l’intervention de M. Alain Juppé, échanger avec lui et lui poser des questions.

Encore une fois, merci à tous les organisateurs de cette soirée, à la BLF, à Air France pour leur soutien, à l’Institut français du Liban et à toute l’équipe de la Résidence des pins.

Avant de laisser la parole à M. Alain Juppé, Mme Raya Raphael, directrice général adjointe de la Banque Libano-française, notre partenaire et amie, va nous présenter en quelques mots le parcours de notre invité.

Bonne soirée à tous.

Je vous remercie.

Dernière modification : 22/07/2013

Haut de page