Allocution lors du dîner de la Société française de bienfaisance - 24 juin 2012

Madame la Présidente de la Société Française de Bienfaisance, Chère Vickie Hakimé,

Mesdames les membres du bureau de la société de bienfaisance,

Monsieur le député des Français établis hors de France, cher Alain Marsaud

Madame la vice présidente de l’assemblée des Français de l’étranger, chère Denise Revers-Haddad,

Messieurs les élus au Parlement libanais

Mesdames et Messieurs, chers amis,

Je suis très heureux de vous voir si nombreux ce soir pour une manifestation de solidarité qui parait d’autant plus importante dans le climat de tensions qui prévaut actuellement au Liban. J’ai une pensée pour tous les Libanais qui ont perdu la vie ou qui ont été blessés dans les événements de Saïda et je voudrais rendre hommage plus particulièrement aux forces de l’ordre, aux soldats qui ont payé de leur vie leur mission de protection de la population libanaise.

Je vous demande d’avoir une pensée pour eux.

C’est un grand plaisir pour moi d’être avec vous ce soir à l’occasion du dîner annuel de la Société française de bienfaisance de Beyrouth.

Tous ici, vous connaissez bien cette association caritative animée par des femmes de cœur sous l’impulsion de la présidente Victoria Hakimé.

Créée en 1952, la Société de bienfaisance a pour but d’aider les Français en difficulté. Ces Français ou Franco-Libanais du Liban en difficulté sont plus nombreux qu’on pourrait le croire.

Certes, certains font l’objet de soins attentifs de la part de l’État, les plus âgés et les plus jeunes (la France dépense chaque année au Liban près de 6 millions d’euros en aides sociales ou en bourses scolaires).

Mais les dispositifs publics touchent beaucoup moins nos compatriotes en âge d’activité. Ceux-là, chère Victoria Hakimé, ils savent qu’ils peuvent compter sur vous.

De fait, vous apportez des secours en argent ou en nature à près d’une centaine de familles : vous prenez en charge leurs soins médicaux, leurs frais d’hospitalisation ; vous leur consentez des avances d’argent.

Vous aidez à assumer les frais de colonies de vacances de 55 enfants.

Vous développez aussi depuis quelques années des initiatives nouvelles visant à permettre à des compatriotes de sortir de l’assistance : vous avez aidé cette année une vingtaine de jeunes à entreprendre des études techniques et ce faisant à se construire un avenir ; vous avez aidé des femmes seules à retrouver un emploi et de ce fait à retrouver les conditions d’une vie normale.

Vous êtes de la sorte un partenaire décisif de l’action de l’État et je sais que vous intervenez en parfaite complémentarité de l’activité sociale du Consulat général.

Votre action s’est aussi déployée pour trouver des financements nouveaux. Car vous avez besoin d’argent…

Traditionnellement, la France contribue directement au financement de la Société française de bienfaisance. _

Vous le savez, cette année, le Ministère des Affaires étrangères augmenté sa subvention en la portant à 17.000€ pour 2013.

Mais c’est incontestablement, et de plus en plus, Madame la Présidente, votre équation personnelle, votre incontestable force de conviction alliée à une énergie de tous les instants qui vous permettent de rassembler de nombreux soutiens qui seuls peuvent assurer la pérennité de l’association.

Madame la Présidente, Mesdames, par votre action, vous témoignez que la France n’oublie pas les siens. Laissez-moi vous en remercier du fond du cœur.

Et laissez-moi, Mesdames et Messieurs, chers amis, vous inviter à vous montrer généreux avec la Société française de bienfaisance : sa cause est juste et votre argent sera en de bonnes mains.

Je voudrais pour finir remercier tout particulièrement les artistes, Mmes Chimène Bady et Sophia Essaydé de nous faire l’honneur d’être des nôtres ce soir.

Je vous remercie.

Dernière modification : 27/06/2013

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