Allocution de l’Ambassadeur lors du lancement du salon du chocolat. Biel – Hall 1 - Le Jeudi 6 novembre 2014

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

C’est avec un immense plaisir que je me retrouve parmi vous aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie d’ouverture de la première édition du salon du chocolat au Liban ; franchise du célèbre salon français qui vient de fermer ses portes Porte de Versailles à Paris.

Permettez-moi, tout d’abord, de saluer et de féliciter les organisateurs de cette déclinaison beyrouthine d’un salon qui émoustille les papilles gustatives de nombreux amateurs depuis près de 20 ans, en France.

C’est aussi le dernier né d’une référence internationale avec ses éditions aux Etats-Unis, au Japon, en Chine ou bien plus proche, en Egypte.

Le choix de Beyrouth témoigne des liens déjà très riches que nos deux pays entretiennent dans de très nombreux domaines, dont la gastronomie, en distinguant, dans le cadre du 4ème Festival d’Art Culinaire de Beyrouth, ce produit subtil et raffiné, cher à notre culture commune !

Ce salon est d’autant plus important que le marché libanais est en croissance depuis plusieurs années. Rien que pour la France, nos échanges ont été multipliés par deux en cinq ans !

Mesdames, Messieurs, nous sommes donc invités à un voyage au pays de Cocagne, au royaume de la délicatesse et du goût pour lequel les épicuriens – pour ne pas dire les gourmands – se plaisent à en explorer les moindres recoins !

Faut-il rappeler que le cacao et le chocolat étaient perçus comme le nectar des Dieux aux yeux des civilisations précolombiennes ? Ils ont été introduits en Espagne à la cour de Charles Quint, puis en France, par Anne d’Autriche. Depuis lors la consommation ne se s’est jamais démentie ! Pour mémoire, je rappellerai que la France consomme 400 000 tonnes de chocolat par an, soit l’équivalent de 7 kilos par personne ! Pour ma part, je dois être plus proche des 15 kilos !

Saviez-vous enfin que le chocolat a longtemps été une spécialité réservée aux religieux ? Les professionnels du secteur réalisent un acte de foi, si j’observe aujourd’hui chocolatiers, confiseurs, glaciers et pâtissiers, qui font du chocolat une passion et, par leur maîtrise du produit, un art ! Leurs créations sont autant de promesses de moments d’exception !

Une définition du XIXème siècle rappelait que le chocolat était une « préparation alimentaire, aussi salutaire qu’agréable, […] très nourrissante, […] ; [qui] fortifie [l’estomac], et répare promptement les forces épuisées… » (M.-N. Bouillet, Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts..., Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1857). J’ajouterai qu’il stimule le système nerveux de manière « sympathique ». Et c’est excellent pour le moral !

Alors si, dès le XIXème siècle, on lui prêtait déjà autant de vertus, je ne souhaite pas faire attendre trop longtemps notre public, encore moins l’épuiser (même si je devrais vous faire languir) !

Je terminerai cette brève allocution par une citation de Brillat Savarin qui illustre parfaitement la passion qui nous anime à l’évocation du chocolat : « Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche. »

Bonne dégustation !

Je vous remercie.

Dernière modification : 26/11/2014

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