Allocution prononcée au dîner de gala du MEREF (7 juin 2013)

Chers amis,

Je suis heureux de vous accueillir à la Résidence de France, fidèle à sa vocation de rassemblement et de solidarité avec le Liban, symbole de notre attachement profond à ce pays. Je ne souhaite pas gâcher l’ambiance de cette soirée avant tout conviviale par un long discours.

Laissez-moi d’abord saluer votre travail à tous, celui du Président du MEREF Stéphane ATTALI et de son vice-président Mustapha ASSAD et celui de Marie-Hélène SAIKALI avant tout. C’est grâce à vous, c’est grâce à eux, par eux, à leur invitation, que nous sommes rassemblés ici ce soir.

Point n’est besoin de présenter le MEREF, Mouvement des Entreprises et Représentations Economiques Françaises au Liban que vous connaissez tous. Il fête cette année son cinquième anniversaire et il a prouvé depuis sa création à l’initiative de chefs d’entreprises français et libanais et de cette ambassade sa vitalité.

Il accueille aujourd’hui plus d’une centaine de membres et organise régulièrement des manifestations économiques afin de rapprocher nos deux pays, si chers à nos cœurs à tous. Le MEREF a déjà organisé plusieurs conférences cette année et participé à deux salons en appui au Bureau Ubifrance de Beyrouth. Grâce à ses efforts, à vos efforts, et à ceux de toutes les organisations contribuant au développement des échanges entre le Liban et la France, notre pays demeure un partenaire de premier plan du pays du Cèdre.

Le volume de nos échanges commerciaux a atteint 1,4 Md€ en 2012, chiffre en progression de 20% par rapport à 2011, alors même que nos ventes au Moyen-Orient reculaient. La France se classe aujourd’hui au quatrième rang des pays fournisseurs du Liban. Nos relations commerciales sont portées à la fois par la progression de nos ventes et par l’importance du nombre d’entreprises françaises exportant vers le Liban, dont nombre de PME, ce qui n’est pas si courant que cela.

Les investissements croisés sont également importants. La présence des entreprises françaises au Liban est très visible. Vous le constatez tous les jours. Mais peu d’entre vous savent que plus de la moitié des investissements libanais à l’extérieur sont dirigés vers la France !

Mais notre vision de notre présence au Liban, de l’interaction entre acteurs économiques français et libanais, a une double dimension : bilatérale, naturellement, mais aussi régionale. Ensemble, les sociétés françaises et leurs partenaires libanais doivent porter leur regard au-delà du seul Liban pour travailler sur les marchés régionaux. N’est-ce pas la vocation historique du Liban ? Aujourd’hui, même si le marché libanais lui-même est frappé conjoncturellement, il faut y rester et regarder vers l’avenir, mais aussi regarder vers d’autres marchés en pleine expansion, dans le Golfe, en Irak, ou encore demain en Syrie.

Chers amis, dans un contexte actuel difficile au niveau régional, je souhaite à toutes les entreprises de poursuivre le développement de leur activité aussi bien au Liban, qu’en France ou dans la région. Je souhaite également le meilleur au MEREF. Il a su tirer parti de votre dynamisme à tous pour contribuer au rapprochement de nos deux pays sur le plan économique.

Un mot encore : le salon Project Lebanon qui s’est ouvert cette semaine, et auquel ont participé trente entreprises françaises avec leurs partenaires libanais, que je remercie de leur présence et de leur fidélité, notre rassemblement ce soir, sont un acte de foi dans le Liban et dans l’interaction féconde entre acteurs français et libanais, au Liban et au-delà, à l’échelle régionale.

Après les affaires, il est temps de penser à se détendre. Je vous (je nous) souhaite à tous une excellente soirée !

Dernière modification : 20/06/2013

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