Aéroport Paris-Charles de Gaulle : Le nouveau Satellite d’embarquement S3

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Grand chantier à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle : un nouveau satellite d’embarquement, d’une capacité unique en Europe, va voir le jour dès l’été 2007. Un projet d’envergure qui a pour nom « S3 » pour « Satellite 3 »

Universellement connue, la Tour Eiffel symbolise Paris et la France, première destination touristique dans le monde, avec soixante-seize millions de touristes étrangers chaque année. C’est la raison pour laquelle la société Aéroports de Paris (ADP), souhaitant créer une nouvelle identité visuelle, a imaginé un logo représentant une Tour Eiffel ailée, coiffée d’un soleil. Double et belle référence à la « ville lumière » puisque la nuit venue, la Tour s’illumine, en effet, d’une spectaculaire lumière dorée et, depuis le début du 3ème millénaire, scintille de tous ses feux toutes les heures, pendant quelques minutes, faisant oublier la véritable et lointaine origine de l’expression « ville lumière » (1).

Une nouvelle image qui valait bien les chantiers innovants dans lesquels la société Aéroports de Paris s’est lancée depuis 2003. En particulier, celui du satellite S3 d’embarquement pour les terminaux 2E et 2F de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Cette opération d’envergure et sans équivalent en France fait intervenir plus de 600 entreprises. 2000 ouvriers travaillent simultanément sur ce chantier qui mobilisent, au total, près de 12 000 personnes. Le coût total de ce projet titanesque s’élève à 570 millions d’euros. Objectif ambitieux : faire de Paris-Charles de Gaulle l’une des plates-formes les plus performantes d’Europe, avec une capacité d’accueil de 66,5 millions de passagers par an à l’horizon 2010, contre 50 millions actuellement.

Avec le S3 - 750 mètres de long pour 80 mètres de large - le terminal 2 de Roissy voit donc très grand. Cette extension de 226 000 m2 de surfaces nouvelles devrait permettre de renforcer la compétitivité aéroportuaire parisienne face à ses concurrents européens et d’accompagner la hausse du trafic aérien. A terme, ce projet permettra d’accueillir, dans des conditions optimales de qualité, de confort et de sécurité, jusqu’à 9 millions de passagers par an, ainsi que l’Airbus A380.

Le nouveau satellite d’embarquement pourra accueillir entre 19 et 26 avions, au contact, en fonction des configurations utilisées. Le S3 est constitué, d’une part, d’un bâtiment central très lumineux, aux lignes high-tech et simples, qui enjambe la nouvelle route d’accès Est à l’aéroport et, d’autre part, de deux ailes, au Nord et au Sud du bâtiment, dédiées au trafic international et au trafic Schengen. Ces deux ailes sont pourvues chacune de deux étages de salles d’embarquement.

L’A380 disposera de trois passerelles pour embarquer ou débarquer les passagers. Un pont supérieur permettra d’accéder en première classe ou en classe affaire. La troisième passerelle facilitera, en outre, l’accès des personnes à mobilité réduite. De nombreux comptoirs, écrans d’informations, système de tri de bagages automatisé, plus rapide et plus performant, seront mis à la disposition des voyageurs. Un espace de plus de 3 300 m2 sera réservé aux boutiques, à la restauration, aux réunions d’affaires et à la détente.

Le confort est également au rendez-vous de ce lieu de très haute technologie qui sera également équipé de services nouveaux et gratuits pour tous les voyageurs : zones de repos conviviales et chaleureuses, prises électriques à proximité des sièges des salons d’attente, tables de travail équipées d’une connexion sans fil au réseau Internet, espaces dédiés aux enfants...

Résultat attendu : réduction des distances de transit et des temps de correspondance, obtenus grâce à l’aménagement optimal des espaces de circulation des passagers ; fluidité des parcours grâce à une séparation totale des flux d’arrivée et le départ.
Les moyens d’accès n’ont pas été négligés. Une galerie piétonne, équipée de tapis roulants, va relier le Satellite 3 au terminal 2F. Le transport des passagers, entre l’aérogare 2E et le nouveau satellite, sera assuré par un véhicule automatique léger circulant sur un parcours de 600 mètres. Comprenant deux grands viaducs et dotée d’une technologie de pointe, cette ligne sera capable de transporter 4 500 passagers par heure et par direction.

La structure de béton du bâtiment est chapeautée par une charpente métallique pesant 13.000 tonnes, soit deux fois celle de la Tour Eiffel ! Espérons que la Dame de fer n’en pâlira pas de jalousie ! Pour en être certain, rendez-vous à Paris, dès juin 2007. En passant par Roissy, évidemment !

Mélina Gazsi

(1) « A partir de 1524, on demande aux Parisiens de placer une chandelle sur le bord de leurs fenêtres pour faire fuir les brigands. Un siècle plus tard, Gabriel de la Reynie, premier lieutenant général de police de Paris, organise l’éclairage public » explique Geneviève Brame dans son ouvrage « Chez vous en France », publié avec le concours du ministère des Affaires étrangères.

Dernière modification : 24/06/2011

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